Pendant que le patron achève triomphalement son Vendée Globe - si l'un des nombreux containers tombés dans le Golfe ne vient pas fausser le jeu... - on ne peut qu'admirer l'impeccable plan média de Mich Desj, un sacré bavard comme on le sait ;-) Avec l'avance qu'il a, la pression s'allège et il a tout le temps de donner des interviews à la pelle, depuis 15 jours, il n'arrête pas... Et encore, j'ai du en rater ! Qu'est-ce que ça va être la semaine prochaine...
- "Je croise les doigts" : c'est la dernière en date, donnée aujourd'hui, le 28 janvier, à Sports.fr.
Extrait, à propos de son axe de safran cassé. "(...) l'équipe n'était même pas au courant, ils ont été mis au courant il y a quelques jours. En fait, il y avait une seule personne, Jean-Paul (Roux, son team manager) qui était au courant. Comme j'ai réussi à sécuriser le problème et à le re-rendre pas totalement fonctionnel, mais opérationnel pour la partie sécurité de la lame de safran, je n'avais pas besoin de le dire à tout le monde." Chez Mich, un secret, c'est un secret, et le meilleur moyen de le garder, c'est de n'en parler à personne !
- "Autour de 84 jours" : interview accordée hier, le 27 janvier, à Sport24.com.
Extrait, à propos de son temps de course : "(...) Sachant qu’avec les portes très au nord que l’on a dû passer dans le Pacifique, ça fait environ 1000 milles de plus que sur le dernier Vendée Globe soit 2 bonnes journées de course. Si j’enlève mes 40 heures de «pit stop» après le départ, ça «ferait» un temps de parcours ramené à 80 jours."
- Desjoyeaux, le champion qui s'ignorait : long papier, le 25 janvier dans le JDD.
Extrait, à propos de sa préparation : "Depuis août, je ne bois plus une goutte d'alcool. Et je me contente d'un café le matin. C'est autant une préparation du corps que de l'esprit. En te forçant à refuser une coupe ou un petit café, tu te conditionnes déjà à la course." On y apprend aussi, d'abord que Mich chante dans une chorale, ensuite que l'écoute d'un morceau de celle-ci lui a arraché une larme...
- "Je suis un miraculé" : réponses, le 21 janvier, aux questions du Télégramme.
Extrait, à propos de l'avarie qu'il a cachée jusqu'ici : "Je n'ai rien qui m'inquiète vraiment, juste des petits bobos qui me gênent un peu depuis l'entrée dans les mers du Sud. En revanche, j'ai connu des soucis qui auraient pu me faire arrêter la course. Je suis passé à côté d'une catastrophe. Oui, je suis un miraculé..."
- Questions impertinentes à Michel Desjoyeaux : entretien donné le 19 janvier pour Voiles et voiliers.
Extrait, à propos de sa remontée : "Je me suis demandé : «Qu’est ce qu’ils foutent, bon Dieu !» Que veux-tu que je fasse ? Je ne vais pas choquer car les mecs vont moins vite que moi ! Quand j’ai dépassé le dixième, il y avait 25 nœuds de vent. Lui était sous GV un ris et gennak, et moi grand-voile haute et petit spi… Et encore, j’avais le petit spi, j’étais gentil !"
- "En solo, je vis des moments rares" : interview parue le 15 janvier dans cet excellent hebdomadaire qu'est L'Express ;-)
Extrait, à propos de son surnom de "Professeur" : "Malheureusement, ce surnom revêt une autre facette: celle du donneur de leçons. Je l'assume, même si mon franc-parler peut parfois être mal perçu. C'est une manière d'énoncer les faits, quitte à ce que ce soit blessant, parce que les faits sont têtus. Mais loin de moi la volonté de donner des leçons. Je sais beaucoup de choses, mais j'ai encore beaucoup à apprendre !"
- "Il ne peut plus m'arriver grand chose" : nouvel entretien, le 13 janvier, pour Sports.fr.
A propos de son avance : "Si je dis: "Oui, je pense à la victoire", vous me direz: "Il se la pète un peu, il a encore 5000 milles à faire." Si je vous dis le contraire, vous direz: "Arrête de ne pas profiter de ce qui t'attend." Mais je préfère quand même la deuxième solution, à savoir plutôt profiter du bon temps quand il arrivera que de me faire des plans sur la comète, quitte à passer pour quelqu'un qui cache sa joie plutôt que comme quelqu'un qui se la pète."