Les amateurs de placements sûrs devraient se frotter les mains. En raison de la remontée de la hausse des prix et des taux de la Banque Centrale européenne, ces derniers mois, sans oublier les tensions sur les marchés interbancaires, le taux du livret A devrait progresser à 3,75 % ou 4 % au premier février prochain. C’est la conséquence de la formule automatique de détermination des taux du placement financier le plus détenus par nos compatriotes. Une formule qui a le mérite d’être claire, lisible et connue de tous.
Reste que les rumeurs et les dernières déclarations de Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, des Finances et de l’emploi, laisse penser qu’il n’en sera rien…
Pourquoi ? Simplement parce qu’après les textes, la Banque de France peut décider qu’en situation exceptionnelle, elle peut déroger à ladite formule. Or, le contexte actuel semble être exceptionnel. D’abord, à cause de la crise du marché monétaire. Ensuite, à cause du niveau de l’inflation. Rendez-vous compte le lait augmente, le pétrole aussi… Voilà qui n’est pas normal, dans un environnement où la baisse des prix est érigé en dogme économique. La vérité, c’est que la hausse du taux du livret A ne fait pas l’affaire du gouvernement, soucieux de casser l’épargne pour tenter de maintenir la consommation à flot.
Pour les épargnants, la décision sur le livret A sera la question de confiance. Si les règles utilisées jusqu’alors sont respectées, la confiance ne sera pas rompue. Mais dans le cas contraire… Car pourquoi le gouvernement ne déciderait pas alors de revoir d’autres règles par la suite. Prenons un exemple tout simple : l’amortissement en immobilier. Lors de son lancement, ce régime a été présenté comme la transposition, aux particuliers, de règles applicables aux professionnels. A une différence près : lors de la revente, pour les professionnels, le prix d’achat est corrigé du montant amorti pour déterminer la plus-values. Pourquoi donc les particuliers ne seraient pas soumis à la même règle. Il suffit d’un petit texte pour le faire sans problème de rétrocativité car le fait générateur de l’impôt sur les plus-value est la vente du bien. Avec une telle Epée de Damoclès, qui accepterait de se lancer dans une opération de défiscalisation immobilière ?
Si l’Etat n’a plus de parole, c’est le début de la fin…

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De quoi s'agit-il?

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