Afer, ton univers impitoyable

Ce week-end, les téléspectateurs ont plébiscité "Les fugueuses", la pièce de théâtre interprétée par Muriel Robin et Line Renaud. Aujourd'hui, les journalistes ont adoré la conférence de presse de l'Afer, la fameuse association d'assurés vie ! Permettez-moi de vous la narrer, puisque les caméras n'étaient pas invitées.
La scène se passe à l'Hôtel Bristol, à deux pas de l'Elysée. Les deux premiers rôles ? D'un côté, Gérard Bekerman, le nouveau président et de l'autre, Bénédicte Coste, l'ancienne présidente. Géographiquement, pour bien que vous vous s'imprégniez de la scène, le nouveau président est au pupitre devant un micro, l'ancienne dirigeante, en fond de salle. Sans micro HF, sans que l'on sache véritablement s'il s'agit d'un problème technique ou d'une mise en scène délibérée. 
L'invitation adressée pour le spectacle prévoit de parler du taux de l'année, mais très vite, on se rend compte que le débat est d'ailleurs. Pourquoi une révolution de palais a-t-elle eu lieu ? D'emblée, Gérard Bekerman puisant son inspiration au palais voisin, s'autoproclame adepte de la rupture. Dès la première question, le ton est lancé : "Gérard, combien de jours comptes-tu rester président ?", lance une consœur. Au passage, pour être totalement transparent, sachez que la majorité des journalistes - y compris moi-même - connaissent bien le nouveau président, auparavant directeur des débats des Forums de l'épargne, et le tutoient.  Peu après, au fond de la salle, Bénédicte Coste toute de blanc vêtue se lève. Et prend la parole pour évoquer les "vraies" raisons de son éviction et annoncer sa candidature à la présidence lors de la prochaine assemblée générale de juin prochain. La salle et la scène n'en faisant plus qu'un, les journalistes - adhérent de l'Afer pour certains - rentrent dans la partie, apostrophant, intervenant et questionnant parfois...
Face à un tel happening, les journalistes se sont régalés comme le bon peuple se délecte des histoires sentimentales de notre cher président et de sa top model. Certes, les acteurs, terrassés par la pression, n'étaient pas toujours au niveau. Mais peu importe ! Scotché comme devant un épisode de Dallas et de son univers impitoyable, pendant près de deux heures, je n'ai pas eu une seconde de répit pour jeter un coup d’œil sur mon BlackBerry, histoire de voir si la terre avait tremblé au journal...

De retour au bureau, les choses sérieuses reprennent. Que retenir donc de cette conférence ?
Un, l'Afer a servi sur son fonds en euros un taux de 4,42 %, porté comme en 2006 par la concrétisation de plus-values sur actions. Ce rendement est meilleur que l'an dernier et dans la bonne moyenne du marché. Voilà un point positif.
Le reste est franchement plus mitigé. Dans ce blog, avec "Triste Afer", mi-août, j'avais regretté la non-distribution de tous les bénéfices tous les ans aux adhérents, et la mise en réserve d'une partie d'entre eux. Si rien n'a été fait cette année, le nouveau président a décidé de se laisser la possibilité d'utiliser cette faculté l'an prochain. Regrettable. Toutefois, histoire de restaurer une certaine égalité entre les épargnants - la baisse des frais d'entrée (favorable aux épargnants réalisant de nouveaux versements) compensée par une hausse des frais de gestion (défavorable à ceux qui possèdent déjà beaucoup d'épargne en compte) - , la nouvelle équipe prévoit l'instauration de mécanisme de fidélisation. On voit déjà poindre une usine à gaz, alors que le contrat était jusqu'alors apprécié pour sa simplicité. 
Autre annonce : l'Afer pourrait lancer un contrat de prévoyance. Une idée séduisante, car dans les gènes de l'association, la protection des individus a toujours eu un rôle clef. En revanche, il n'y aura pas d'appel d'offre pour ce produit, Aviva étant choisi d'office. Parce que l'association vit bien avec son assureur ! Curieuse procédure lorsque l'on brandit son indépendance comme étendard..
L'avis du critique "non adhérent" sur cette tragi-comédie ? Le contrat Afer est encore un bon produit. Mais l'association ressemble de plus en plus à un grand bazar. En août dernier, je m'interrogeais : l’Afer serait-elle devenue… un assureur comme les autres ?  Aujourd'hui, autre question :  quel est l'avenir de l'Afer ? Si elle en a un...

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Sachant que l'Afer dépend de l'assureur pour la diffusion de ses produits (à 70 %), sa marge de manoeuvre est étroite. Si l'on ajoute à cela le fait que tous les pouvoirs de décision sont passés au GIE Afer, où l'assureur tient un rôle très important (choix des campagnes de communication, de publicité, de la rémunération des courtiers...), la marge devient inexistante.
Pour apporter un début de réponse à votre question : l'avenir de l'Afer pourrait bien se résumer à celui d'une marque commerciale. Pour la défense des adhérents face à l'ogre assureur et pour l'innovation, les épargnants devront aller voir ailleurs !

ps : merci pour le compte rendu, on a l'impression d'y être !

Merci pour cette analyse sans concession sur les " agitations " de l' AFER qui ne sont plus toujours au bénéfice de l' épargnant. Votre honneteté ( AFER est un annonceur indirecte)fidélise vos lecteurs. Les résultats passés sont une chose, la confiance en est une autre qui se perd beaucoup plus rapidement qu' elle ne se gagne. Tout doit évoluer, mais l'AFER ne doit pas perdre sa simplicité de résonnement et de fonctionnement, ne doit pas tomber dans le mauvais commercial.

En fait je recherche de l'information à propos de DYNAFER. En effet, l'indice de référence a changé début 2007 après un mauvais résultat, pour passer du Livret A + 2 points à l'indice EONIA. J'ai appris que des adhérents mécontents avait obtenu, à titre de compensation, de pouvoir transférer, sans frais, leur DYNAFER sur leur TAUX GARANTI...
Merci par avance.

Vous donnez envie de connaitre en détails les différents échanges qui ont eu lieu. Un média les a-t-il publié ?

Je trouve dommage que l'Afer n'ait pas informés ses adhérents des changements à sa tête et des raisons (j'ai appris ça dans votre magazine le mois dernier).

La prochaine AG devrait être animée ;)

Bonjour,

Je suis adhérente depuis 15 ans, j’ai trouvé cette association dans les lignes de votre journal, vous avez encensé l’AFER depuis des années, et j’ai un peu l’impression du votre dernière phrase que vous sous-entendez que l ‘ AFER n’est plus digne de confiance.. Voir même qu’il y a un risque pour notre investissement !

Je trouve ça dramatique sachant que les contrats anciens n’ont à mon avis pas d’autre choix à la fois pour des raisons successorales (ancienneté intéressante par rapport aux droits de successions) je parle la pour les successions importantes et pour des raisons fiscales, reprendre un autre contrat ailleurs signifie paiement de droit d'entrée et blocage des fonds 8 ans

De ce fait j’ai le sentiment d’être un peu captif et du coup le genre d’information que vous donnez dans votre billet est surtout idéal pour faire peur, mais est ce réellement justifié ?
Doit on craindre quelque chose pour nos investissements ?

J'avais eu m'impression, avec l'arrivée de Bénédicte cOSTE que l'AFER devenait enfin respectable. je vois que c'était encore un coup d'épée dans l'eau.
Merci de nous tenir informé de la suite

Bonjour,
Je pense que les concurrents de l'Afer, suite au comparatif entre les contrats, ont réussi à faire débarquer Mme Coste par des sous marins adhérents de l'AFER.
Suis-je dans l'erreur ?

je suis adhérente de l'AFER depuis une dizaine d'années.

J'ai assisté mercredi dernier à Orléans a la réunion annuelle et j'ai été surprise et légèrement choquée lorsque j'ai constaté que l'entrée en matière de la réunion concernait ....l'immobilier avec une représentante d'un cabinet immobilier orléanais......

Cela confirmerait donc la diversité des nombreux domaines dans lesquels entre AFER . La simplicité et la transparence ne me semblent plus au rendez-vous.

Pourquoi de l'élimination de
Me Coste, personne n'en a soufflé mot lors de cette réunion.

moi aussi je suis très surprise qu'AFER n'ait pas eu le courage de nous annoncer l'éviction de Mme COSTE. Pour quels motifs a t-elle été débarquée ?
Je me pose des questions sur le sérieux de cette assurance après ces évenements


Abonné à Mieux Vivre depuis plus de 20 ans,à mon nom ou à celui de ma femme ,j'ai toujours tiré parti de vos analyses et observations meme si des fois je ne suis pas entierement d'acord. Aujourd'hui je me felicite d'avoir suivi vos conseils en matiére d'ass.Vie . J'était tenté par l'Afer,mais venant d'une activité dans le BTP ,j'ai choisi un contrat d'Ass.vie du batiment .Avec toutes les salades du groupe Afer que j'ai toujours suivi de près par vos rubriques entre autres je suis heureux de vous dire un Grand MERCI

si cette information est vraie, cela est regrettable, car on pouvait dire que mme Coste était une excellente présidente!
Elle avait en 3 ans réussi à redresser l'AFER, et semblait honnête. Ce qui est rare, très rare.
De plus, elle n'a pas comme d'autres bénéficié de parachutes dorés, si vous voyez ce que je veux dire...

Bonjour, je suis adhérent de l'AFER depuis 17 ans et ne vois pas le besoin de changer. La performance du contrat est bonne (sauf celle, minable comparée à ses pairs, de la SICAV Planisfer) même si elle n'est pas la meilleure tout le temps. Le rapport qualité-prix est bon même s'il n'est pas le meilleur tout le temps. S'il y a un contrat qui a prouvé la DURABILITE se sa performance, c'est bien celui la. De plus, une association de 700.000 adhérents représente un contre-pouvoir utile à toute la profession quand nos gouvernants veulent infliger leur créativité fiscale. Malgré les crises épileptiques au conseil, qui sont avant tout des querelles de personnes ambitieuses à forte personalité) je continue à faire confiance à ce contrat solide comme le granit.

Voila 16 ans que je suis membre de l'AFER , qui reste encore LA référence des contrat d'assurance-vie ; je vais prendre un autre assureur-vie car je ne me sens pas informé comme le fait MVVA de l'évolution de mon association ( réservation d'une part des bénéfices , évolution des performances des supports en UC , programme de fidélisation , multiples changements de direction ...) , alors pourquoi continuer à lui faire confiance si elle ne fait pas NETTEMENT mieux que les autres assureurs , soit en performance financière soit en transparence de fonctionnement ?

bonjour, je me suis bercé d'illusions en écrivant au nouveau président, c'est l'adjoint de l'adjoint du gie afer, "GIE AFER=AVIVA" qui m'a répondu des banalités, faire le dos rond etc.. je suis certain de l'impuissance de l'association, le conseil d'administration est aux ordres, la place est sûrement trés confortable?
Pas de réponse non plus lorsque j'ai demandé un systéme STOP-LOSS, qui permettrait de garantir les placements en actions qui ne baissent pas en dessous d'un seuil à choisir ex: 5% ou plus en cas de crack. Ce systeme existe chez d'autres assureurs.

A titre d'information, voici la lettre que j'avais adressé à l'AFER en juillet 2007, soit trois mois avant que Bénédicte COSTE ne soit "débarquée".
En lisant le texte de JF Filiatre, j'ai le plaisir (le regret ?) de constater que mon opinion sur ce dossier n'était pas isolée.

Monsieur,


Je suis adhérent de l’AFER depuis 1990 et j’ai, bien sûr, appris avec intérêt la décision de baisser les frais d’entrée sur les versements. Je visite régulièrement le site internet de l’AFER et je n’ai pas manqué d’examiner votre comparatif des principaux contrats d’assurance vie.

Si la démarche de ce comparatif est louable « sur le fond », elle me laisse dubitatif et interrogatif « sur la forme ».

Premièrement, vous comparez le contrat AFER doté des nouveaux frais d’entrée avec d’autres contrats d’assurance vie. Et –oh surprise !- le contrat AFER est presque toujours le meilleur. Mais, pour moi qui cumule plusieurs années de versements avec les anciens frais, j’aurais aimé savoir comment se place le contrat avec les anciens frais par rapport à ses concurrents.

Si le nouveau contrat peut attirer de nouveaux adhérents, il peut aussi laisser un goût amer aux plus anciens : les frais d’entrée des années passées ont été versés une fois pour toutes au tarif fort, mais les frais de gestion annuels sont en augmentation pour le capital acquis patiemment… Je ne crois pas que je sorte gagnant dans cette configuration. Par ailleurs, s’il est démontré que le nouveau contrat est excellent sur les frais sur une période de huit ans, pourriez-vous me dire si, sur une durée de quinze ou vingt ans (durée qui n’est pas anormale quand on prépare sa retraite), le nouveau contrat est toujours meilleur que l’ancien ?

Deuxièmement, vous utilisez les performances des huit années passées pour établir un comparatif des différents contrats, tout en considérant les nouveaux frais d’entrée qui, eux, ne s’appliqueront que pour les années à venir. Comment faire autrement, me direz-vous, puisque les performances du futur sont inconnues ? Avouez quand même que la comparaison est bancale. Les concurrents peuvent aussi faire évoluer leur frais dans les années à venir. L’ajout d’une simulation avec les anciens frais AFER aurait peut-être adouci la subjectivité de cette comparaison. Dans ce contexte, ne venez pas me parler des experts indépendants qui ont validé les bases de cette comparaison ; ceci ne rassurera que les gens crédules.

Troisièmement, je suis quelque peu choqué par cette campagne de matraquage publicitaire à la radio. Il est vrai que vous annoncez clairement la couleur en Assemblée Générale : l’objectif est d’augmenter les versements et le nombre d’adhérents pour compenser la baisse de rémunération de l’assureur et des distributeurs. Mais, sur le critère « satisfaction du client », je ne suis pas sûr que la course au gigantisme soit la meilleure recette pour obtenir la performance. Au contraire, j’ai souvent lu que les meilleurs gestionnaires préféraient limiter l’en-cours de leurs fonds pour les gérer de manière plus souple.

Corrélativement à cette campagne publicitaire, je me suis posé la question sur l’image que je me faisais de l’AFER. Et je me suis rendu compte que je gardais en moi cette « vieille » image de l’Association, répandue par Gérard Athias, qui défend les assurés et propose des contrats transparents et sans entourloupe, contrairement aux « méchants » assureurs de tous bords. J’avoue que cette vision « idéaliste » avait été un peu écornée par l’affaire du procès de Gérard Athias. Mais enfin, comme la majorité des adhérents, j’ai continué à voter la confiance à l’Association lors de toutes les Assemblées Générales, en vertu de ce que je considérais être une certaine éthique.

Aujourd’hui, je me pose de sérieuses questions par rapport à cette vision. Que se passe-t-il à l’AFER ? La situation est-elle mauvaise ? Est-ce que des menaces pèsent sur nous ? Les assureurs font-ils pression ? Qu’y-a-t-il derrière tous ces bouleversements ? Pourquoi cette comparaison « bancale », pourquoi la sur-communication sur les frais d’entrée et la sous-communication sur les frais de gestion, pourquoi cette course aux adhésions ?

Je pense que les « méchants » assureurs d’autrefois ont infléchi leurs comportements dans le bon sens (pas tous), et que l’AFER glisse lentement vers cette masse au lieu de rester au-dessus de la mêlée. L’agressivité commerciale, l’augmentation des frais de gestion, l’apparition de la PPE (qui reste pour moi très mal expliquée) sont des points négatifs qui contrebalancent largement les améliorations annoncées. Sur ces points, vous vous alignez sur ce que font vos concurrents. Ne vaudrait-il pas mieux que ce soit eux qui s’alignent sur l’AFER ? En somme, vous masquez l’introduction de ces évolutions négatives par un gros « coup » sur les frais d’entrée qui, pour l’instant, vous donne l’avantage sur une période calculée de huit ans. Voilà le sentiment, peut-être un peu confus, qui me taraude depuis quelques semaines.

Ce que je veux dire par là, c’est qu’en déclenchant tous ces changements après des décennies de « ronronnement », il va vous falloir sérieusement revoir votre pédagogie et l’exhaustivité de vos explications vis à vis de l’ancien adhérent que je suis pour calmer ces inquiétudes. A titre d’exemple, les réponses de Bénédicte Coste aux questions en Assemblée Générale sont totalement insuffisantes pour convaincre. Et je ne parle même pas des explications données dans le document de convocation à l’AG !

J’ai conscience que les termes que j’emploie sont sans doute un peu durs à votre égard. Mais considérez aussi qu’il est plus difficile de prendre la plume pour livrer ses questions, plutôt que de rester dans l’incompréhension et le silence et s’éloigner petit à petit de l’AFER en laquelle on a eu confiance pendant si longtemps.

J’avais encore plusieurs points à vous signaler sur la qualité de votre site internet, mais mon courrier est déjà bien long. Je m’en tiendrai donc là.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Vous allez dire que j'ai tardé à venir sur ce blog et à réagir. C'est exact mais l'actualité Afer est trépidante et utilise beaucoup d'énergie.
J'ai lu avec attention le compte rendu de la conférence de presse fait par Jean François Filliatre. il y a beaucoup de vrai mais je vous invite pour plus de détails à aller découvrir la réalité de ok corral sur mon site www.bcoste.com
Sur les sujets essentiels concernant le contrat Afer et l'indépendance de l'association j'ai de nombreuses remarques à faire.
La première concerne la baisse des frais d'entrée accompagnée d'une hausse des frais de gestion financière.
C'est une modernisation nécessaire que je ne regrette pas du tout d'avoir menée et d'avoir conclue. c'était difficile car cela a entraîné dans un premier temps des grincements de dents de la part du réseau.
il faut savoir que dès que l'on touche aux frais d'entrée, on fait plaisir aux adhérents mais pas aux diffuseurs.
cette baisse, elle était attendue, souhaitée ardemment par l'immense majorité des adhérents.
dès l'AG 2006, j'avais dans mon discours officiel annoncé que l'on cherchait une voie pour accéder à la demande des adhérents sans pour autant casser l'équilibre financier du système.
Nous avons ensuite mené 7 soirées d'enquêtes qualitatives auprès de groupes d'une dizaine d'adhérents, animées par un enquêtrice indépendante et professionnelle. chaque soirée a duré trois heures et j'écoutais en compagnie de deux autres personnes de l'Afer sans que les adhérents me voient.
La conclusion absolue, incontournable a été que les adhérents trouvaient tous que les frais d'entrée à 3% c'était trop cher. que même s'ils avaient conscience que l'assurance-vie c'est de l'épargne à long terme, et qu'il ne s'agit pas de sortir au bout d'un an, le diktat du résultat au bout d'un an était terriblement présent. or un 4,4 % diminué de frais d'entrée à 3% pour l'épargnant de base donne l'impression d'une année pour rien.
Il faut savoir que l'augmentation des frais de gestion financière sur deux supports, Sfer et Eurosfer, qui sont passés de 0,4% à 0,6% n'est guère pénalisante .
En effet,
1- 200 000 adhérents, encore, sont possesseurs d'un contrat mono support, donc uniquement investi en fonds garanti. pour ceux là, aucune augmentation de frais de gestion annuels. en revanche, si ces adhérents reversent, ils bénéficient de la baisse de frais d'entrée de 3% à 2%.

2- en moyenne, les presque 700 000 adhérents de l'afer n'ont que 19,5% d'unités de compte, donc 75% en sfer et Eurosfer, donc en réalité, 14,63 % d'unités de compte concernées par la hausse des frais de gestion financière.

3- les frais de gestion annuels se décomposent en deux types: les frais administratifs de 0,475% sur toute l'épargne ( fonds garanti et Unités de compte) et les frais de gestion financière pris à l'intérieur des unités de compte.
Quand Sfer et Eurosfer voient leurs frais de gestion fincnière passer de 0,4% à 0,6%, en fait les frais annuels pour les adhérents qui en possèdent passent pour la part concernée de 0,88% à 1,08% soit une augmentation de 23% sur une part de l'épargne en moyenne de 14,6%. ce qui donne une augmentation de frais annuels de 3,36%.

4- au regard de cette hausse modérée, intervient la baisse des frais d'entrée sur tous les reversements.
Bien entendu ceux qui ne reversent pas sont pénalisés mais il est faux de dire que ce sont les anciens adhérents qui financent le flux nouveau donc les nouveaux adhérents car
75% des reversements sont faits par des adhérents anciens en possession d'un contrat de plus de 8 ans.
par conséquent de fait ces adhérents anciens profitent de la baisse des frais d'entrée.

5- on a fait les calculs pour que bien entendu la communauté des adhérents soit au total gagnante. c'était le point numéro Un de ma négociation avec Aviva.
or le fait est que la communauté des adhérent est gagnante chaque année de 5 millions d'euros pour un montant de collecte normal et moyen.

6- le nombre d'adhésions était en berne jusqu'au 31 mai: -15%. depuis le 1er juin jusqu'au 31 décembre, le nombre des adhésions a progressé de 20%.
Les reversements des adhérents anciens étaient en berne car les adhérents anciens préféraient se tourner vers d'autres contrats moins chers à l'entrée ( de nombreux adhérents ont un contrat à l'Afer et un ou plusieurs autres ailleurs). les reversements ont progressé de 20% entre le 1er juin et le 31 décembre.

La satisfaction des adhérents anciens est prouvée, celle des nouveaux venus, qui ne regardaient même pas l'Afer est également prouvée.
L'arrivée de sang neuf est très importante pour une association, c'est elle qui donne sa vigueur et qui permet le renouvellement, le rajeunissement.
La bicyclette qui n'avance plus tombe, c'est bien connu.

Donc non les adhérents anciens n'ont pas été lésés. je ne peux pas laisser dire cela.

Par ailleurs les autres innovations sont passées sous silence: Opensfer, les rachats programmés, la garantie décès...

Quant à la critique sur l'usine à gaz!!! non c'est faux également. récompenser les adhérents anciens en leur accordant un rabais supplémentaire de 30% à l'entrée sur une période donnée ce n'est pas fabriquer une usine à gaz.

Reste deux éléments importants qui feront l'objet d'une prochaine visite sur ce blog car je ne veux pas être trop longue:
quel est l'intérêt de l'instauration d'une PPE. pourquoi est-ce essentiel?
Pourquoi cela permettra-t-il de redevenir les meilleurs?
pourquoi cela ne remet-il en rien en cause les principes fondamentaux de l'afer à savoir, la distribution à 100% des bénéfices réalisés aux épargnants contrairement à ce qui se passe parfois ailleurs?

ET à quoi servent les associations d'épargnants?
en quoi l'Afer peut-elle jouer un rôle essentiel si du moins son Président s'arc boute sur une stratégie "active" ce qui n'est en aucun cas la stratégie de mon successeur qui a posé en principe fondateur une stratégie "passive"?
Quelle est ma philosophie en la matière?


A très bientôt
Bonne soirée à tous
Bénédicte Coste ancienne présidente de l'Afer

quel est le rating afer ?

Pourquoi un adhérent AFER ne peut-il pas regrouper tous ses contrats auprès de l'agent qu'il souhaite (notamment près de chez lui par exemple)mais subir
le diktat du lieu de souscription initial +les éventuelles périgrinations de ses contrats,liées au rachat d'un agent par un autre???

En 2008, avec la mobilité professionnelle ou privée ,ceci est d'un archaisme étonnant!!

A quand une modification??

Cordialement,

S.Gaudron

anciens adhérents (depuis 1979) nous sommes très contrariés par cet état de fait au sein du CA de l'AFER. Mme coste est-elle responsable à part entière de la perte accusée sur l'exercice 2007 ? son éviction est-elle dûe à des erreurs de gestion ou au fait que sa politique "dérange" certains Administrateurs ou Assureurs ? n'est-il pas curieux de constater que le CA invite les adhérents à s'ABSTENIR sur le vote de résolutions proposées par 100 adhérents, qui vont dans le sens d'une meilleure transparence (liens avec les assureurs - rémunération des Administrateurs - recrutement électif et non coopté du Comité Consultatif) et du respect des statuts (modification des conventions)
tout ceci augure de querelles intestines graves, dans l'intérêt de certains Administrateurs et Assureurs, semble-t-il, et non des Adhérents, dont les demandes sont officiellement rejetées par l'actuel CA.

je viens de prendre connaissance de la lettre de l'afer d'avril 2008 et je suis presque scandalisé ppar la rémunération du président et des administrateurs.Il ne faut poas oublier que ce sont kles petits épargnants qui paient ces messieurs.Le président de la république est loin derrière. Alors que l'on ne nous abreuve pas de l'autosatisfaction de lla direcion. A quand une élection digne de ce nom , cest à dire avec des candidats proposant un programme qui serait adressé aux épargnants et qui sauraient ainsi pour qui ils voteraient ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Cela ne nous couterait pas plus cher quue toute la paperasserie plublicitaire de l'afer.

Sociétaire depuis 17 ans à l'AFER , j'ai au départ été attiré par son statut d'association à but non lucratif. Je viens de lire attentivement la dernière lettre de l'AFER d'avril et je constate que gérer l'AFER est tout de même très lucratif pour certains :
Mr G Bekerman perçoit une rémunération annuelle de 205.000 Euros HT
Mr A Noël 180.000 Euros HT
Me M Thepaut 85.000 Euros HT.
Certes l'Afer est devenue une entreprise qui gère des fonds importants mais quelles responsabilités assument réellement ces personnes pour toucher une rémunération aussi importante ? Me Costes n'était pas en reste puisque son salaire était d'environ 192.000 Euros. On comprend mieux à la vue de ces sommes pourquoi le conseil de juin devrait être "chaud".
Allons , mesdames et messieurs les gestionnaires , n'oubliez pas que cet argent provient souvent de personnes modestes qui font des sacrifices et qui essaient de se garantir une petite retraite pour leurs vieux jours. Un peu de décence.
Je m'étonne que personne n'évoque cette question lors de l'assemblée générale.

Je suis ravie d'avoir trouvé ce site pour exprimer mon mécontentement.

En effet, adhérente de la première heure(1984)j'ai effectué des versements en février et fin mai 2007 avec des frais d'entrée très pénalisants. Depuis un an je réclamais un réduction des desdits frais d'entrée ; ce qui m'a été refusé.

Conclusion : incontestablement les nouveaux adhérents sont mieux traités que les anciens de la première heure; ce qui m'a choqué.

cordialement

Annie.

j'ai lu tous ces commentaires.
On se perd carrément dans toute cette littérature. L'AFER aujourd'hui manque de clarté et d'explications : beaucoup de changements et de coups bas, beaucoup de divergences loin des préoccupations des épargnants, des rémunérations et indemnités très conséquentes pour les dirigeants, autrement dit, un intérêt, sans doute pour certains qui se positionnent et s'alimentent à bon compte... qui se casent et se recasent dans un système alimenté par des épargnants lambdas qui, individuellement, malheureusement ne peuvent pas faire grand chose. Le résultat est que je me pose de sérieures questions sur le maintien d'un capital entre les mains de ces nouveaux financiers et politiques à l'affût des bons coups...pour leur propre compte.
Epargnants, qui avez travaillé dur pour vous en sortir, soyez vigilants...

Où en est la solvabilité d'AFER ? Cet organisme d'assurance vie qui pour échapper aux obligations habituelles des assureurs s'est fait passer pour une association alors que rien dans sa gestion ne l'apparente au secteur associatif tente de masquer ses difficultés pour ne pas déclencher une avalanche de retraits. D'ores et déjà elle multiplie les manoeuvres dilatoires pour ne pas rembourser aux épargnants l'épargne disponible à laquelle ils ont droit . En effet, l'épreuve de vérité pour ces organismes dont la direction ne subit aucun contrôle réel des supposés sociétaires, c'est la capacité à rembourser l'épargne accumulée en appliquant la valorisation qu'ils attribuent aux parts. C'est uniquement le jour où tous les épargnants exigeront leur épargne disponible que ces directions seront mises en face de leur responsabilité et des véritables résultats de leur gestion. Ils pensent endormir la vigilance des assurés en multipliant individuellemnt les formalités imposées indûment à chacun pour récupérer ce qui lui appartient.
Ce comportement a une qualification juridique. Si une grande partie des "sociétaires" refuse de se laisser museler ce seront les dirigeants auto proclamés qui auront des soucis à se faire devant la justice.

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