J'ai découvert, en regardant ma télévision l'autre jour, que certains manifestaient le 31 décembre pour ne pas changer d'année. Si j'avais su, je serais aller me joindre à eux. Car finalement 2007 n'a pas été une année trop pourrie.
L'immobilier a ralenti, certes, mais il a continué de progresser. Côté boursier, certains font la fine bouche, mais de quoi se plaignent-ils ? L'an dernier, à pareille époque, le grand jeu était de pronostiquer une nouvelle année de hausse, la cinquième d'affilée. Et qu'avons-nous eu ? Une nouvelle année de hausse. Certes, le gain - + 1,31 % pour le CAC 40 - paraît modeste par rapport aux près de 20 % engrangés les deux années précédentes. Mais c'est une hausse... Autre point positif : la remontée des taux courts et longs va doper la performances de vraies Sicav monétaires et peut-être permettre aux taux de rendements des fonds en euros de commencer à repartir de l'avant...
Et maintenant ?
Bonne année 2008, pour vous et de proches. Santé, bonheur, prospérité... Sur ce point, espérons que travailler plus permettra de gagner plus. Car la valorisation des patrimoines ne devrait pas permettre de s'enrichir franchement l'an prochain.
Après dix ans de hausse, le marché immobilier a commencé à se retourner l'an dernier. Plûtot enclin à des tendances lourdes, on le voit mal repartir de l'avant dans les mois à venir. Et la bourse ? Il y a certes les incorrogibles optimistes : la baisse des taux aux Etats-Unis va relancer l'activité, disent-ils. Intéressant, mais pour l'instant - notamment depuis la publication du dernier indice ISM - il s'agit plus d'éviter la récession ! Le dollar va redresser, expliquent-ils encore. Ah bon, même si à cause de la baisse des taux, il est de moins en moins rémunéré... Sauf à espérer un second semestre de rêve, l'année 2008 devra vite être oubliée.
De quoi nous rappeler qu'un patrimoine se gère dans une optique de long terme. Et qu'il ne faut pas exclure des années de contre-performance sans que ce ne soit trop grave. Sur le sujet, rappelons juste quelques chiffres. Sur le long terme, la performance boursière doit se situer aux alentours de 7 % en moyenne annualisée. Qu'en est-il ? Sur les vingt dernières années, elle s'établit à 9 %; sur quinze ans, elle est de 7,65% et sur dix ans, de 6,47 %. Pas de quoi crier au scandale !









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