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Il y a peu, dans le cadre de la préparation d’un colloque organisé par la Fédération des association indépendantes de défense des épargnants pour la retraite (Faider), j’ai intégré un groupe de travail sur le thème de l’épargne longue et de la retraite. L’occasion de faire un état des lieux du marché et d’avancer des propositions.
Partons d’un constat : il y a un manque d’épargne et un excès de solutions…
Si la France veut développer l’investissement à long terme, elle doit reconnaître son problème d’épargne. Car sur le sujet, elle en a un ! Certes, le taux d’épargne reste à des niveaux excessivement élevés, même si la Banque de France a constaté l’an passé une baisse sensible des flux vers les placements financiers de 50 milliards environ à 88 milliards seulement. En revanche, l’épargne est principalement localisée chez les seniors. Une population peu encline à se projeter sur le long terme, notamment car il conduit toujours à une triste issue…
Sensibilisés à la préparation à la retraite depuis le Livre Blanc de 1990 sur le sujet, les populations actives sont, elles, plus susceptibles de se sentir concernées cette approche de long terme. Problème : elles manquent d’épargne. Sur le sujet, la possibilité de déblocage de la participation est une erreur historique. Les actifs manquent aussi de culture financière. D’autant qu’entre les solutions ordinaires – plan d’épargne en actions, plan d’épargne populaire, assurance vie… – et formules spécialisés retraite – plan d’épargne retraite populaire, plan d’épargne retraite collectif, article 83, Préfon, CRH… -, les possibilités ont multiples. Une situation due en grande partie aux poids de deux importants lobbys de la place : la Fédération Française des Sociétés d’Assurance (FFSA), d’un côté, et l’Association Française des Sociétés de Gestion (AFG) de l’autre.
Aucune des solutions proposées n’émerge aujourd’hui. A l’exception, diront certains, de l’assurance vie. Certes, ce placement a recueilli ses dernières années la grande majorité des suffrages des épargnants. En revanche, il est difficile de parler d’épargne longue lorsque l’on regarde la composition des portefeuilles des assureurs…
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