Résultats tagués Assurance vie

Ou quand l’Acam fait dans le X… Longtemps, j’ai préféré ce titre avant d’y renoncer, convaincu de n’être alors compris que par les initiés. Car l’Acam, l’autorité de contrôle des assurances et des mutuelles, n’a pas l’aura d’un autre flic de l’épargne, l’AMF pour autorité des Marchés Financiers.   

Une petite semaine avant que l’AMF n’épingle Oddo et quelques jours avant qu’elle n’accuse Noël Forgeard, l’ancien président d’EADS, l’Acam a, elle, sévi fort. Très fort ! Trois compagnies ont ainsi été sanctionnées pour non respect de la réglementation sur les taux garantis en assurance vie. Soit parce que les taux affichés étaient trop élevés, soit parce qu’ils étaient accordés sur une période trop longue. A la clef des sanctions pécuniaires comprises entre 25 000 et 500 000 euros.

Les coupables ?

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Il y a peu, dans le cadre de la préparation d’un colloque organisé par la Fédération des association indépendantes de défense des épargnants pour la retraite (Faider), j’ai intégré un groupe de travail sur le thème de l’épargne longue et de la retraite. L’occasion de faire un état des lieux du marché et d’avancer des propositions.

 

Partons d’un constat : il y a un manque d’épargne et un excès de solutions…

 

Si la France veut développer l’investissement à long terme, elle doit reconnaître son problème d’épargne. Car sur le sujet, elle en a un ! Certes, le taux d’épargne reste à des niveaux excessivement élevés, même si la Banque de France a constaté l’an passé une baisse sensible des flux vers les placements financiers de 50 milliards environ à 88 milliards seulement. En revanche, l’épargne est principalement localisée chez les seniors. Une population peu encline à se projeter sur le long terme, notamment car il conduit toujours à une triste issue…

 

Sensibilisés à la préparation à la retraite depuis le Livre Blanc de 1990 sur le sujet, les populations actives sont, elles, plus susceptibles de se sentir concernées cette approche de long terme. Problème : elles manquent d’épargne. Sur le sujet, la possibilité de déblocage de la participation est une erreur historique. Les actifs manquent aussi de culture financière. D’autant qu’entre les solutions ordinaires – plan d’épargne en actions, plan d’épargne populaire, assurance vie… – et formules spécialisés retraite – plan d’épargne retraite populaire, plan d’épargne retraite collectif, article 83, Préfon, CRH… -, les possibilités ont multiples. Une situation due en grande partie aux poids de deux importants lobbys de la place : la Fédération Française des Sociétés d’Assurance (FFSA), d’un côté, et l’Association Française des Sociétés de Gestion (AFG) de l’autre.

 

Aucune des solutions proposées n’émerge aujourd’hui. A l’exception, diront certains, de l’assurance vie. Certes, ce placement a recueilli ses dernières années la grande majorité des suffrages des épargnants. En revanche, il est difficile de parler d’épargne longue lorsque l’on regarde la composition des portefeuilles des assureurs…

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Vous avez dit garanties ?

On ne parle plus que de celà depuis quelques jours : les garanties offertes aux clients en cas de failitte d’une banque ou d’un assureur. Résumons en trois cas et deux chiffres. Un, il existe dans notre beau pays trois fonds de garanties : l’un pour les dépôts bancaires (compte courant, compte sur livret, épargne logement…), l’autre sur les assurances et le troisième sur les titres. Tous ont un plafond commun : 70 000 euros. Seule exception fréquemment notée : le fonds de garanties des dépôts se limite à 20 000 euros pour les succursales d’établissements de la communauté européenne, comme par exemple ING Direct.

Des garanties existent, soyez donc rassurés braves gens…

Mais est-ce si sûr ?

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Ce week-end, les téléspectateurs ont plébiscité "Les fugueuses", la pièce de théâtre interprétée par Muriel Robin et Line Renaud. Aujourd’hui, les journalistes ont adoré la conférence de presse de l’Afer, la fameuse association d’assurés vie ! Permettez-moi de vous la narrer, puisque les caméras n’étaient pas invitées.
La scène se passe à l’Hôtel Bristol, à deux pas de l’Elysée. Les deux premiers rôles ? D’un côté, Gérard Bekerman, le nouveau président et de l’autre, Bénédicte Coste, l’ancienne présidente. Géographiquement, pour bien que vous vous s’imprégniez de la scène, le nouveau président est au pupitre devant un micro, l’ancienne dirigeante, en fond de salle. Sans micro HF, sans que l’on sache véritablement s’il s’agit d’un problème technique ou d’une mise en scène délibérée. 
L’invitation adressée pour le spectacle prévoit de parler du taux de l’année, mais très vite, on se rend compte que le débat est d’ailleurs. Pourquoi une révolution de palais a-t-elle eu lieu ? D’emblée, Gérard Bekerman puisant son inspiration au palais voisin, s’autoproclame adepte de la rupture. Dès la première question, le ton est lancé : "Gérard, combien de jours comptes-tu rester président ?", lance une consœur. Au passage, pour être totalement transparent, sachez que la majorité des journalistes – y compris moi-même – connaissent bien le nouveau président, auparavant directeur des débats des Forums de l’épargne, et le tutoient.  Peu après, au fond de la salle, Bénédicte Coste toute de blanc vêtue se lève. Et prend la parole pour évoquer les "vraies" raisons de son éviction et annoncer sa candidature à la présidence lors de la prochaine assemblée générale de juin prochain. La salle et la scène n’en faisant plus qu’un, les journalistes – adhérent de l’Afer pour certains – rentrent dans la partie, apostrophant, intervenant et questionnant parfois…
Face à un tel happening, les journalistes se sont régalés comme le bon peuple se délecte des histoires sentimentales de notre cher président et de sa top model. Certes, les acteurs, terrassés par la pression, n’étaient pas toujours au niveau. Mais peu importe ! Scotché comme devant un épisode de Dallas et de son univers impitoyable, pendant près de deux heures, je n’ai pas eu une seconde de répit pour jeter un coup d’œil sur mon BlackBerry, histoire de voir si la terre avait tremblé au journal…

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Oublions déjà 2008 !

J’ai découvert, en regardant ma télévision l’autre jour, que certains manifestaient le 31 décembre pour ne pas changer d’année. Si j’avais su, je serais aller me joindre à eux. Car finalement 2007 n’a pas été une année trop pourrie. 
L’immobilier a ralenti, certes, mais il a continué de progresser. Côté boursier, certains font la fine bouche, mais de quoi se plaignent-ils ? L’an dernier, à pareille époque, le grand jeu était de pronostiquer une nouvelle année de hausse, la cinquième d’affilée. Et qu’avons-nous eu ? Une nouvelle année de hausse. Certes, le gain – + 1,31 % pour le CAC 40 - paraît modeste par rapport aux près de 20 % engrangés les deux années précédentes. Mais c’est une hausse… Autre point positif : la remontée des taux courts et longs va doper la performances de vraies Sicav monétaires et peut-être permettre aux taux de rendements des fonds en euros de commencer à repartir de l’avant…
Et maintenant ?    
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