Résultats tagués Bourse

Il y a des jours comme ça où l’on se dit que l’on fait un métier de chien. En essayant tant bien que mal d’expliquer simplement aux épargnants des choses compliquées. Prenons un exemple d’actualité pour bien comprendre… Peut-être savez-vous que la cherté d’une action se mesure par un indicateur appelé PER pour Price Earning Ratio. Autrement dit, on divise le cours de l’action par le bénéfice par action. Plus le ratio est élevé, plus l’action se paie cher… Le cours, tout le monde peut le trouver aisément. Le bénéfice par action, lui, se calcule simplement. C’est le résultat net divisé par le nombre de titres.

Vous suivez ? C’est bien ! Alors maintenant, étudions les résultats de la Société Générale publiée ce matin. La Banque affiche un résultat net part du groupe positif de 31 millions d’euros. Moins bien que l’an passé, mais positif tout de même. Alors bravo ! Les actionnaires peuvent donc se frotter les mains. Problème, dans la ligne suivante du communiqué, il est indiqué que le bénéfice net par action ordinaire est négatif, à – 0,23 euros.

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Nicolas Sarkozy se prendrait-il pour Edouard Balladur ? Toujours est-il que la grande idée du discours du président devant le congrès à Versailles est le lancement d’un grand emprunt national. Avec une question sur laquelle gouvernement, parlementaires, experts et tutti quantti vont cogiter pendant trois mois : faut-il emprunter directement sur les marché ou s’adresser aux particuliers ?

Evidemment, le sens politique de chacune de ces solutions est différent. Laissons donc les penseurs chargés de réfléchir au problème faire leur travail. En revanche, pourquoi ne pas s’interroger sur la place faite aux petits épargnants dans le modèle actuel ?

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Il y a peu, dans le cadre de la préparation d’un colloque organisé par la Fédération des association indépendantes de défense des épargnants pour la retraite (Faider), j’ai intégré un groupe de travail sur le thème de l’épargne longue et de la retraite. L’occasion de faire un état des lieux du marché et d’avancer des propositions.

 

Partons d’un constat : il y a un manque d’épargne et un excès de solutions…

 

Si la France veut développer l’investissement à long terme, elle doit reconnaître son problème d’épargne. Car sur le sujet, elle en a un ! Certes, le taux d’épargne reste à des niveaux excessivement élevés, même si la Banque de France a constaté l’an passé une baisse sensible des flux vers les placements financiers de 50 milliards environ à 88 milliards seulement. En revanche, l’épargne est principalement localisée chez les seniors. Une population peu encline à se projeter sur le long terme, notamment car il conduit toujours à une triste issue…

 

Sensibilisés à la préparation à la retraite depuis le Livre Blanc de 1990 sur le sujet, les populations actives sont, elles, plus susceptibles de se sentir concernées cette approche de long terme. Problème : elles manquent d’épargne. Sur le sujet, la possibilité de déblocage de la participation est une erreur historique. Les actifs manquent aussi de culture financière. D’autant qu’entre les solutions ordinaires – plan d’épargne en actions, plan d’épargne populaire, assurance vie… – et formules spécialisés retraite – plan d’épargne retraite populaire, plan d’épargne retraite collectif, article 83, Préfon, CRH… -, les possibilités ont multiples. Une situation due en grande partie aux poids de deux importants lobbys de la place : la Fédération Française des Sociétés d’Assurance (FFSA), d’un côté, et l’Association Française des Sociétés de Gestion (AFG) de l’autre.

 

Aucune des solutions proposées n’émerge aujourd’hui. A l’exception, diront certains, de l’assurance vie. Certes, ce placement a recueilli ses dernières années la grande majorité des suffrages des épargnants. En revanche, il est difficile de parler d’épargne longue lorsque l’on regarde la composition des portefeuilles des assureurs…

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Depuis août 2007 et le début de la crise des subprimes, ces prêts hypothécaires accordés aux ménages américains peu solvables, les banques refusent de se prêter de l’argent entre elles. La raison : une absence totale de confiance. Suis-je bien sûr d’être remboursé si je te prête de l’argent ? Ton bilan est-il composé d’actifs sûrs ou d’instruments financiers de mauvaise qualité ? Témoignage de ce manque de confiance : l’Euribor, la référence pour les prêts interbancaires sur le vieux continent, vient de franchir allègrement le niveau des 5 % pour les échéances de trois mois.

Le mal est connu, reste donc à trouver les remèdes. Et force est de constater de bien des choses ont été tentées…

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Depuis qu’il n’a pas réussi à mettre la main sur Paribas, Daniel Bouton, le patron de la Société Générale a décidé de soigner son image. Tous les ans, il organise donc un dîner avec la presse. L’objectif : faire passer quelques infos, mais aussi faciliter les échanges entre journalistes et les divers responsables du groupe bancaire.
Cette année, le rendez-vous avait été donné, le 19 novembre au théâtre des Bouffes du Nord, à Paris. Après le compte rendu de la conférence de presse de l’Afer, il y a quelques jours, permettez-moi de nous narrer cette réunion en quelques mots.. Et surtout d’en tirer quelques conclusions. 

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