Chambres à part: l’art dans un salon

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Vue du salon de l'exposition chambres à part avec des oeuvres de Merete larsen et de Zhang HuanLaurence Dreyfus a une place bien à elle dans le monde du marché de l’art contemporain. Pas vraiment galeriste elle intervient auprès des collectionneurs comme un conseiller avisé et les aide à construire un ensemble pertinent correspondant aux goûts et aux attentes de ses clients. Chaque année dans le cadre du parcours privé de la FIAC, elle investit un lieu privé de la capitale pour y déployer une sélection d’oeuvres d’artistes qu’elle défend. Cette année elle expose dans un bel hôtel particulier de la place du Trocadéro. Trés logiquement son exposition se nomme « Chambre à part ». Pour cette sixième édition le thème retenu est « Trajectoires poétiques, trajectoires politiques ». Il s’agit de montrer comment les artistes arrivent à exprimer leurs sentiments face à la situation de la société contemporaine, à ses multiples problèmes et inégalités. La représentation qui en découle ne se veut pas provocatrice mais teintée de mélancolie et de poésie. Il s’en dégage une impression générale de profonde humanité.

Une petite fille aux bulles de fils de fer barbelés d’ Abdulrahman Katanani

Parmi les plus représentatifs de ces artistes, citons Abdulrahman Katanani. Ce jeune artiste palestinien né dans un camp de réfugié utilise le fer, les barbelés, les tôles, symboles d’enfermement pour réaliser des oeuvres d’une poésie déroutante. Ses enfants aux ballons ou aux bulles de savons en fils de fer représentent la force de la vie face aux aléas subis par une population ballotée par une situation politique inextricable.

Une forêt d’arbres d’Eva Jospin

Dans un tout autre style Eva Jospin, une artiste française, utilise le carton, la sciure de bois pour créer des forêts imaginaires fragilisées par une pollution qu’on imagine aisément.

Zhang Huan, qui vit et travaille à Shanghai réalise des tableaux gris inspirés par la tradition graphique de la Chine Impériale. Réalisées avec des cendres d’encens propre à la culture boudhique, ses oeuvres donnent une impression d’évanescence tout en dégageant une spiritualité proche de l’irréel.

une coupe poétique de Michal Rovner

Il faut également admirer les oeuvres de l’israélienne Michal Rovner. Présentée l’an dernier par la Pace Gallery à la FIAC, son oeuvre est proprement envoûtante. Sur le stand de cette galerie américaine les amateurs étaient nombreux, fascinés par son oeuvre mélangeant statisme des matières et mouvements d’ombres. Sur des vasques de pierres ou des paravents, elle fait défiler des images qui se renouvellent de façon lancinante dans une ronde interminable. Ces ombres noires ou colorées, aux formes incertaines, animales puis soudain humaines, sont le reflet d’un monde en mouvement perpétuel, où chacun n’est qu’un élément infinitésimal du Grand Tout. Fascinant!

La danoise Merete Larsen travaille le bois. Elle réalise des vasques, des calebasses, véritables sculptures de feuilles de bois précieuses aux couleurs magnifiques, témoins là encore de la fragile beauté de la nature.

Laurence Dreyfus présente également un grand carré aux dégradés de bleu de la française Monique Frydman. De la poésie pure, le regard s’égarant avec volupté dans cette oeuvre subtile et paisible. L’imagination s’éveille et le rêve commence alors portant l’amateur vers une sorte de béatitude. Cette artiste est déjà bien connue des amateurs et constitue une valeur sûre du marché. Il est vrai que sa signature, son style sont reconnaissables entre tous.

« Amarante, les éclats » oeuvre bleue de Monique Frydman

Elle mérite l’attention des collectionneurs avertis qui ont les moyens d’enrichir leur cabinet. Son art est intemporel loin des modes qui agitent le marché de l’art et disparaissent aussi vite qu’elles sont nées.

Précipitez-vous à la Réserve 10 place du Trocadéro, 75 116 Paris.Les visites jusqu’au dimanche 21 octobre se font sur rendez-vous à chambresapart@laurencedreyfus.com .Les prix des oeuvres pprésentées varient entre 5 000 et 200 000 euros.

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Robin Massonnaud

Robin Massonnaud, alias Robin des Arts surveille le marché et traque les prix dans les salles de ventes, les salons, les brocantes, pour le plus grand bonheur des chineurs ?

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