Investissez dans la photo d’art, une valeur d’avenir

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La foule des grands jours au salon Paris Photo qui attirait l’an dernier 50 000 visiteurs


A l’occasion de Paris Photo, salon d’art dédié à la photo qui se tient au Grand Palais à Paris du 15 au 18 novembre, votre humble serviteur a décidé de faire le point sur le marché de la photo vintage, moderne et contemporaine. Un secteur où les prix grimpent avec une régularité étonnante… La photo c’est tendance. Les particuliers sont de plus en plus nombreux à posséder un appareil sophistiqué et cherchent à personnaliser leurs photos de vacances ou de famille en s’initiant aux techniques les plus sophistiquées. Cet engouement trouve son corollaire dans le succès grandissant de la photo d’art et du salon Paris Photo qui se tient pour la deuxième fois sous la verrière du Grand Palais délaissant le Carrousel du Louvre devenu trop étroit pour cette manifestation dont la dimension internationale est désormais incontestée. C’est en effet le seul salon au monde réunissant ainsi plus de 150 galeries dont 65 % étrangères venant de 22 pays. Son succès est tel que les grandes maisons de ventes parisiennes organisent toutes des ventes importantes au même moment. C’est le cas de Sotheby’s qui présente un portfolio de 65 tirages de l’Agence Magnum sur le thème du nu, de Christie’s avec une cinquantaine de clichés parfois exceptionnels ou encore Yann Le Mouel qui propose 300 clichés estimés entre 600 et 3000 euros en provenance directe des archives de l’International Herald Tribune. Un salon dissident Nofound photo est même organisé dans le Marais avec une sélection d’exposants de grande qualité.
Mais revenons à Paris Photo. C’est un peu la Fiac de la photo. Pourtant, à la Fiac, nombreuses sont les galeries à proposer d’immenses épreuves dont certaines réalisées par les stars du huitième art comme Cindy Shermann. Mais ces oeuvres se rapprochent des tableaux d’artistes contemporains. Elles sont achetées à des prix pharaoniques, plusieurs millions de dollars dans les grandes ventes, pour leur valeur ostentatoire représentative d’un statut social tout comme on expose dans son salon un Jeff Koons ou un Damien Hirst. A Paris Photo, l’esprit est bien différent. Le collectionneur n’est pas forcément intéressé par les très grands formats. Il est plus préoccupé par la qualité de l’épreuve, son éclairage, sa rareté. Résultat : le secteur de la photo moderne ou contemporaine est beaucoup moins spéculatif que celui de la peinture de la même époque. Quant aux photos vintage, c’est-à-dire pour les non initiés les photos anciennes, les prix sont beaucoup plus sages même s’ils grimpent beaucoup. Les belles épreuves de Gustave Le Gray atteignent désormais des résultats à six chiffres. Mais on est loin des millions obtenus par les grands peintres du XIXe siècle.
Est-il encore temps d’investir dans la photo malgré l’augmentation régulière et étonnante des prix d’un secteur du marché de l’art peu sensible à la crise ? Certains artistes surtout connus pour leurs photos de mode (Avedon et Penn notamment) font souvent des prix très élevés déconnectés de la réalité du marché. Il vaut mieux ne pas trop s’y intéresser. En revanche, il est toujours possible de commencer une collection à des prix accessibles. On peut acheter de belles épreuves de Doisneau pour 3000 à 4000 euros ou de jeunes artistes peu ou pas connus pour 800 à 2000 euros. De plus, les photos anonymes anciennes sont peu chères, à partir de 600 euros et parfois superbes. Et même pour des grands noms comme les pictorialistes Heinrich Kühn ou Edward Steichen, on trouve de belles épreuves pour moins de 10 000 euros. Ces prix ne resteront pas aussi modérés bien longtemps !
Alors un conseil : achetez mais ouvrez l’œil. Vous devez uniquement vous intéresser pour la photo ancienne aux épreuves de belle qualité, non usées par le temps, non insolées et ayant subi peu de restaurations. Préférez les tirages d’époque effectués par ou du vivant de l’artiste aux épreuves postérieures. Quant à la photographie contemporaine, seuls les tirages dont l’édition est strictement limitée, le galeriste vous le dira ou le catalogue de vente le mentionnera, doivent retenir votre attention. De plus, mieux vaut miser sur des artistes dont la production n’inonde pas le marché. Dans ce domaine, comme dans tous les secteurs du marché de l’art, l’abondance ne favorise pas la valorisation de l’œuvre d’un artiste.

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Robin Massonnaud

Robin Massonnaud, alias Robin des Arts surveille le marché et traque les prix dans les salles de ventes, les salons, les brocantes, pour le plus grand bonheur des chineurs ?

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