Goya à New-York

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‘Portrait de Mariano Goya », 1827, par Francisco Goya (1746-1828), estimation 6 à 8 millions de dollars, Vente Sotheby’s, 31 janvier 2013

Fin janvier, les grandes ventes de New-York marquent la fin de la torpeur hivernale qui suit les fêtes de fin d’année. C’est souvent l’occasion de découvrir ou de redécouvrir des œuvres exceptionnelles. La vente organisée le 31 janvier prochain par Sotheby’s ne manquera pas de respecter cette tradition.
Sur les 146 lots présentés, l’amateur fortuné trouvera de quoi affoler son banquier.
L’œuvre la plus sensible est certainement ce portrait peint par Francisco Goya (1746-1828) à la fin de sa vie. Agé de 81 ans, de santé fragile, il représente son petit-fils Mariano. L’artiste le représente de face et en buste. Elégant, le regard fragile et le halo discret qui entoure le visage de ce jeune homme de 21 ans montre à quel point l’artiste adorait cet enfant. Pour lui, il était franc et honnête. Ce n’était malheureusement pas le cas. Avide et sans scrupules, il vendit la totalité des œuvres de son grand-père tout en dilapidant tout l’argent qu’il lui avait légué. Cette œuvre qui appartenait à la collection du milliardaire grec George Embericos est estimée 6 à 8 millions de dollars.
Autre morceau de maître : « Suzanne et les vieillards » de Pompeo Batoni (1708-1787). Cet artiste italien est surtout connu comme un portraitiste hors pair. La noblesse raffolait de ses portraits. Son atelier était très fréquenté par les aristocrates britanniques qui, à l’occasion de leur « grand tour », commandaient des portraits dans des décors antiques ou au milieu d’objets d’art. C’est la raison pour laquelle ses portraits prolifèrent dans les châteaux anglais. Mais il a aussi abordé les sujets mythologiques ou religieux dont le style synthétise rococo et classicisme. C’est le cas du tableau proposé par Sotheby’s dont l’estimation est de 6 à 9 millions de dollars.

« Suzanne et les vieillards »,1751, Pompeo Batoni (1708-1787), estimation 6 à 9 millions de dollars, vente Sotheby’s 31 janvier 2013

Il est inutile de présenter Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), certainement le peintre français du XVIIIe siècle le plus célèbre au monde. Son œuvre est subtile, légère et vaporeuse. Un vrai bonheur. « Aurore triomphant de la nuit » en est un bel exemple. Les tons sont délicats, la touche aérienne, le sujet délicieux. Cette pure merveille de l’esprit des Lumières est estimée 1,8 à 2,5 millions de dollars.

« Aurore triomphant de la nuit » Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), estimation 1,8 à 2,5 millions de dollars, vente Sotheby’s, 31 janvier 2013


On pourrait aussi parler d’un « portrait d’homme en armure » de Bassano (1510-1592) estimé 700 000 à 900 000 euros, d’un superbe « Christ » de Hans Memling (1430/40-1494), tout de retenue et d’humilité attendu autour de 1 à1,5 millions d’euros.
Bref une vente superbe !

www.sothebys.com

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