Nicolas de Staël: une oeuvre rare en vente à Paris

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Nicolas de Staël (1914-1955), « Composition 1950″; estimation: 2,5 à 3,5 millions d’euros; vente Sotheby’s Paris 3 juin 2014.

La ville du Havre et son musée André Malraux consacre à partir du 7 juin une exposition à Nicolas de Staël (1914-1955). Le thème retenu par les commissaires de l’exposition est « Lumières du Nord, lumières du Sud ». Selon eux, il s’agit de « la première exposition entièrement consacrée au paysage dans l’œuvre de l’artiste, thème qui représente pourtant plus de la moitié des peintures réalisées pendant les quatre dernières années de sa vie, entre 1952 et 1955 ». Les 130 œuvres présentées confronteront les paysages et les lumières de Normandie, du Nord, d’Ile-de-France, de Provence et d’Italie.
Juste avant l’ouverture de cette exposition qu’il ne faudra surtout pas manquer, Sotheby’s Paris proposera le 3 juin lors d’une grande vente d’art contemporain une toile de l’artiste qu’on peut qualifier d’exceptionnelle et qui s’inscrit parfaitement dans le thème de l’exposition même si elle représente Londres et non la France ou l’Italie. Tout d’abord par sa dimension (200cm x 400cm) mais surtout par son originalité. Réalisé en 1950 à l’occasion d’un séjour en Angleterre, ce tableau monumental baptisé « Composition 1950 » reflète les impressions londoniennes de l’artiste qui écrivait à son épouse « Quelle lumière… Je me suis baladé sur la Tamise, gris noir, pierres noires, colonnes grises froides, seules comme nulle part ». Par de larges plans simples respectant cette gamme de couleurs et procédant par grandes touches, il transmet cette image d’une ville sombre, minérale, à l’époque encore imprégnée des stigmates de la guerre. Le tableau marque également une évolution dans sa peinture et concentre toutes ses manières de concevoir une œuvre.

Cette œuvre majeure dans le parcours artistique du peintre a été achetée par Denys Sutton (1917-1991) qui dirigea le magazine Apollo durant plus de 25 ans. Resté jusqu’à présent dans les mains de sa famille, ce chef-d’œuvre est vendu à Paris sur la base d’une estimation de 2,5 à 3,5 millions de livres. C’est bien le signe que la capitale reprend lentement et sûrement sa place dans le concert des grandes places de ventes aux enchères d’art moderne et contemporain !

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