Monet, le « bonheur et la joie de vivre sur toiles »

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Le musée Marmottan a beaucoup d’avantages. Il est rarement plein à craquer en raison de son éloignement du centre de la capitale et si vous faites régulièrement un tour dans ses salles d’exposition consacrées aux impressionnistes, il vous met de bonne humeur.
Il suffit, par exemple, de se planter devant un tableau de Claude Monet et de le contempler. Les couleurs et la lumière irradient vous apportant aussitôt le sourire au coin des lèvres. L’œuvre de Monet, peu importe le sujet abordé, c’est de la joie de vivre, du bonheur sur toiles, une bouffée d’optimisme. Monet y dépeint une nature radieuse, des gens paisibles et heureux dans leur vie quotidienne, des villes aux monuments magnifiés par une lumière différente selon les saisons et les heures de la journée.
Pour soigner une dépression, plutôt que d’interminables séances chez un psy, je recommanderai volontiers une dose de Monet administrée matin et soir.
Pour ceux qui en ont les moyens, et il en faut beaucoup, je conseille l’achat d’un tableau. Placé dans votre salon, il illuminera votre demeure et enchantera vos journées.

Claude Monet, "Le Grand Canal", 1908. Estimation: 20 à 30 millions de livres, Vente Sotheby's Londres, 3 février.

Claude Monet, « Le Grand Canal », 1908. Estimation: 20 à 30 millions de livres. Vente Sotheby’s Londres, 3 février.


Même si vous n’avez pas ces moyens financiers, je recommande pourtant chaudement un petit détour à Londres chez Sotheby’s. Le 3 février prochain, la maison de ventes, dans le cadre de sa traditionnelle grande vacation impressionniste et moderne, en propose cinq pour des estimations comprise entre 1,2 et 30 millions de livres.
En cinq toiles, vous y contemplerez une large palette des talents de l’artiste et vous aurez engrangé des doses suffisantes de bonheur pour un bon moment.
Le tableau le plus cher (entre 20 et 30 millions de livres) est une vue du Grand Canal et de Santa Maria della Salute à Venise. Cette oeuvre de 1908, prêtée pendant huit ans à la National Gallery de Londres, est une pure merveille. Dans des tons bleutés, Monet restitue parfaitement cette impression vaporeuse et brumeuse propre à la Sérénissime. Les monuments en paraissent presque irréels comme suspendus entre les flots et le ciel.
La toile « Les peupliers à Giverny » appartenait au Museum of Modern Art de New-York qui le vend pour alimenter son fonds d’acquisition. Il, exalte la nature tranquille, les paysages doux et simples (de grands peupliers dans un champ) illuminés par un ciel rougeoyant. Ce tableau (voir illustration d’ouverture) est estimé 9 à 12 millions de livres.

Claude Monet, "Antibes vue de la Salis", 1888. Estimation: 5 à 7 millions de livres. Vente Sotheby's Londres, 3 février.

Claude Monet, « Antibes vue de la Salis », 1888. Estimation: 5 à 7 millions de livres. Vente Sotheby’s Londres, 3 février.


« Antibes vue de la Salis » restitue les variations intenses et les contrastes de lumière de la Côte d’Azur qui séduisirent tant Monet. Au premier plan, l’ombre bienfaisante des oliviers abrite le spectateur. Il peut ainsi contempler au loin la ville d’Antibes figée sous un soleil implacable. On ressent la chaleur et la torpeur nous envahir comme si l’heure de la sieste était proche. Celle toile est estimée 5 à 7 millions de livres.

Claude Monet, "L'embarcadère, vers 1869-1871. Estimation: 7,5 à 10 millions de livres. Vente Sotheby's Londres, 3 février.

Claude Monet, « L’embarcadère, vers 1869-1871. Estimation: 7,5 à 10 millions de livres. Vente Sotheby’s Londres, 3 février.


« L’embarcadère » est bien différent. Monet représente une scène de loisirs aux Pays-Bas dans la ville de Zaandam. Les couleurs sont plus sourdes, moins intenses. Le ciel n’est plus d ‘un bleu éclatant mais opalin. Le temps est beau, les habitants en profitent pour canoter ou deviser au bord des canaux. L’insouciance est palpable, les soucis du quotidien sont oubliés. Pour cet instant de bonheur, il faut compter 7,5 à 10 millions de livres.

Claude Monet, "Vase de pivoines", printemps 1882. Estimation: 1,2 à 1,8 million de livres. Vente Sotheby's Londres 3 février.

Claude Monet, « Vase de pivoines », printemps 1882. Estimation: 1,2 à 1,8 million de livres. Vente Sotheby’s Londres 3 février.


Enfin, un magnifique « vase de pivoines » est estimé 1,2 à 1,8 million de livres. On pourrait presque sentir le parfum subtil et prenant de ses fleurs lourdes et tombantes, perdant leurs pétales.

Vente Sotheby’s Londres, 3 février au soir. Voir www.sothebys.com

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