Les Mazarinettes enflamment Narbonne

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Une des Mazarinettes vendues à Narbonne.

Une des Mazarinettes vendues à Narbonne.

En province, loin de Paris et de son agitation, on croise souvent de bien jolies créatures. C’était le cas le 16 avril dernier à Narbonne chez Maître Meyzen. Cinq belles brunes s’exposaient à la convoitise des collectionneurs. Classées monuments historiques, il s’agit des nièces du cardinal Mazarin. Le cardinal avait fait venir d’Italie ces cinq nièces Marie, Hortense, Marie-Anne, Olympe et Laure Victoire en vue de leur trouver un bon mari, c’est-à-dire un homme riche, noble et bien en cour.

La deuxième Mazarinette !

La deuxième mazarinette !

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a bien réussi. Marie (1639-1715) fut le premier amour de Louis XIV qui en étant furieusement entiché. La raison d’Etat contrariant leur union, le cardinal lui fit épouser un romain, le prince Colonna. Malheureuse, subissant les violences de son époux elle prit la fuite.

La troisième!

La troisième!

Hortense ( 1646-1699) n’était pas plus heureuse avec son duc de mari (le duc de la Meilleraye). Grâce à la pension versée par Louis XIV elle trouve refuge à Londres et se fait courtiser par le roi Charles II dont elle illumine la cour par sa beauté et son esprit.

La quatrième!

La quatrième!

Marie-Anne (1649-1714) compromise dans l’affaire des poisons mais graciée était la protectrice de Jean de La Fontaine. Olympe (1638-1708), elle aussi compromise dans cette ténébreuse et satanique affaire, fut contrainte à quitter la France.
Enfin Laure Victoire (1636-1657) fit un beau mariage en épousant Louis II de Vendôme, duc de Mercour. Mais elle meurt à l’âge de 21 ans suite à son troisième accouchement.

Et enfin la cinquième.

Et la cinquième.

Nos cinq donzelles surnommées par la reine mère Anne d’Autriche les Mazarinettes affolaient tous les hommes en perruque de la cour. Les cinq portraits les représentant, réalisés par Ferdinand Voet et son atelier (1639-1700) étaient à vendre sur une estimation basse de 40 000 euros. Manifestement elles ont gardé tous leurs affolants appas. Elles ont trouvé preneur pour 70 000 euros. Une somme assez modeste si l’on n’y pense puisque nous sommes en présence de cinq des plus jolies filles du Grand Siècle !

Vente maître Meyzen Narbonne, le 16 avril (Interenchères)

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Robin Massonnaud

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